14 août 2008
UN ASCENSEUR POUR LE PARADIS...
Des voyages on en a fait, mais en voila un qu'on est pas prêts d'oublier.![]()
Mais comment fait -elle, cette petite île de 120 Kms sur 80, perdue parmi les 18 000 autres de l'archipel indonésien pour nous éblouir autant ? pour nous transporter l'âme toujours plus loin, vers ce qui est plus beau et plus haut, plus coloré et plus parfumé ?
Petite balinaise croisée sur le chemin d'une fête

Quelle gentille fée des Tropiques s'est penchée sur son berceau, pour qu'elle nous enchante autant par ses arts et sa profonde spiritualité, sa culture indienne omniprésente, sa religion hindoue si personnalisée, haute en couleurs et riche de 300 divinités, sa diversité géologique, son climat idéal, sa cuisine : véritable symphonie d'épices, ses danses et sa musique envoûtantes, sa biodiversitébiodiversité marine (la plus riche au monde), et enfin la gentillesse quasi surnaturelle de ces habitants ?
La réponse à toutes ces questions, c'est un grand mystère nommé Bali...
Bienvenue dans l'île du Paradis, autrement appelée l'île des Dieux.
Pour vous mettre dans l'ambiance 2 sublissimes videos :
Bali d'hier :
http://www.youtube.com/watch?v=CBeCmW2nI10&feature=related
Bali d'aujourd'hui :
http://www.youtube.com/watch?v=pXHmSV2qRR8
Petite présentation générale et un peu de parlotte:
Bali est une île de 3 millions d'âmes. Sa capitale est Denpasar et son aéroport international est situé à Kuta, à 10 mns en voiture de Denpasar. Les religions telles que l'hindouisme balinais, le bouddhisme, l'islam et les croyances animistes y coexistent depuis des siècles.
Elle est localisée entre Java et Lomboc, dans les petites îles de la Sonde, dans le plus grand archipel du monde ; l'archipel indonésien, dont 30 % des îles sont inhabitées.![]()
Petite anecdote, si on voulait passer 1 seul jour dans chacune de ses îles, ça prendrait 46 ans !
Bali, à elle seule rapporte 30 % de l'argent qui fait vivre toute l'économie de l'archipel.
Les 30 000 chambres d'hôtel que l'on y trouve ne sont pas étrangères à cela.
Le tourisme qui s'y est réellement implanté dans les années 60, avait été initié par l'arrivée d'artistes européens prestigieux et en quête d'exotisme, entre les deux guerres mondiales, tels que Walter Spies (peintre allemand), Blanco (peintre espagnol), Le Mayer (peintre belge), Ferrand (aquarelliste française), et bien d'autres dont Charlie Chaplin... 
A l'époque, cette petite communauté étrangère fut littéralement hypnotisée par la beauté et l'exotisme de l'île qu'ils ne tardèrent pas à appeler " le dernier paradis ". Ils fondèrent le mouvement pictural de l'art naïf balinais en introduisant notamment la technique de la perspective.
Le pouvoir en présence est une république démocrate mais les 9 royaumes qui se partagent ses terres sont encore présents. Ses 9 palais sont habités par les membres des différentes familles royales qui n'ont plus qu'un pouvoir représentatif, mais demeurent néanmoins adulés par les Balinais.
L'histoire de Bali est assez unique et elle est intimement liée aux différentes invasions des pays qui lorgnèrent vite vers ce petit bout de terre qui offraient tant de richesses. Les Indiens y apportèrent L'hindouisme et le bouddhisme à partir du 7 ème siècle. L'islam y fit son entrée au cours des 15 ème et 16 ème siècle, mais s'implanta surtout à Java et Lomboc.
L'île fut egalement occupée par les hollandais aux 18 et 19 ème siecle, ainsi que par les japonais pendant la seconde guerre mondiale.
Son appellation " île des Dieux " vient probablement du fait qu'on y recense à peu près 10 000 temples. Trois minimum par village ou ville, dont les 9 très célèbres temples de mer qui furent construits au 11 ème siècle.
Balinaises à l'aube, à Lovina
Malgré toute ces influences extérieures, Bali a gardé une identité forte qui lui est propre et unique.
Sa religion est un hindouisme très particulier et unique au monde, qui inclut certains aspects du bouddhisme.
Ce qui frappe le voyageur quant il y arrive :
Les offrandes faite aux Dieux
A Bali, chaque acte de la vie quotidienne doit être un cadeau pour les Dieux, On vit, on crée, on mange, on dort pour les Dieux.
Ce grand respect est matérialisé par les offrandes disséminées absolument partout. Sur les trottoirs, à l'entrée des magasins, des lieux public, des maisons, des plages, etc...
Offrandes sur sable noir de la plage de Pematuran

Ce qu'on possède de plus beau, c'est pour les Dieux et ceci est un principe de base pour tous les balinais. Ainsi, il ne viendrait même pas à l'idée d'un balinais d'offrir des fleurs à une femme. Les fleurs symbole de beauté et de pureté, sont exclusivement consacrées aux Dieux.


L'offrande est généralement composée de fleurs fraîches (Pour divertir les Dieux), de riz (pour nourrir les Dieux), de friandises (pour régaler les Dieux), et d'encens, moyen de transport des présents, qui en se consumant les fait parvenir aux Dieux.
Offrande à l'entrée d'un hôtel de Lovina
Plateau d'offrandes en cours de réalisation à Batubulan
Offrandes faites à Lovina et destinées à être livrées aux taxis, aux restaurants et aux hôtels.
Offrandes royales en l'honneur de la crémation de la mère du rois d'Ubud, le 15 Juillet 2008.
Non ce n'est pas un chien, mais un cochon de lait !
Le climat idéal
A Bali, il fait 30 degrés toute l'année. Et bien qu'il existe une saison des pluies, elle ne se manifeste que par de courtes averses en fin de journée en janvier et février, le reste du temps c'est grand soleil à l'horizon, et surtout pas cette humidité parfois pénible et commune à certains pays d'Asie du sud comme la Thailande ou les Philippines.
La grande paisibilité de son peuple et sa gentillesse naturelle !
Pour être sympas les balinais, ils sont sympas.
Auraient-ils été touché d'un peu de la grâce de leurs Dieux ?
Nous n'avons pas vu chez eux le moindre signe d'animosité, et les manifestations de colère ou d'énervement sont rares.
Toujours disponibles pour rendre service, et si fiers que des touristes venant de pays lointains (ou pour la plus grande partie, ils ne mettront jamais les pieds), s'intéressent à eux.

Balinais à la salle communale d'Ubud
Quant elle grandit, je change de vélo !
15 août 2008
1 ETAGE : DE KUTA-LEGIAN A UBUD
Voici notre tour de Bali, en images et dans l'ordre chronologique ou nous l'avons fait.
Contrairement à mon habitude, je donne les noms, et des photos de nos coups de foudre en terme d'hôtels et de restaurants, car vraiment à Bali comme dans les Îles Gili, nous avons déniché des établissements ou le rapport qualité/prix est exceptionnel. Et ça serait dommage de ne pas en faire profiter de futurs voyageurs.
Enjoy !!!
Dans l'île nous avons pris un guide pour 3 jours pleins, en nous adressant à l'excellente agence Bali Discovery, www.balidiscovery.com
Prestations royales et tout confort, et surtout le plaisir d'avoir une mine de renseignements donnés par des guides sérieux, cultivés et passionnés par leur île.
Sans passer par eux nous n'aurions pas appris le quart de ce que nous savons sur Bali.
Le pro, c'est lui !

.Notre Arrivée à Kuta-Legian :
Quand on arrive à l'aéroport de Denpasar, on arrive en réalité à Kuta.
Soyons clair, Kuta et sa voisine Legian, ce n'est pas Bali.
Haut lieu du tourisme australien, populeux à souhait, cet endroit nous a fait l'effet vulgaire d'un gigantesque super marché pour touristes cramoisis par les excès de table et d'UV, point final. Le racolage y est monnaie courante et pour le moins intrusif.

Rien d'exotique ni de traditionnel.
Mais ce n'est pas très grave, car en général, après un très long voyage et le décalage horaire, la première chose qu'on y fait, c'est s'affaler sur son lit d'hôtel.
Pour nous en arrivant de Seoul, le voyage n'a duré que 6 heures, et le décalage n'était que d'une heure.
BATUBULAN
En chemin pour UBUD, nous prenons la route célèbre qui traversent de nombreux villages artisanaux. C'est ici que l'on fait les achats les plus intéressants, car la vente se fait directement du fabriquant au client, pas de frais de boutiques et donc des prix super alléchants.
Avant d'arriver à notre premier arrêt, nous sommes frappés par
La végétation luxuriante d'un vert vif, entrecoupée de rizières, de cocotiers, de palmiers, de bananiers et de fleurs tropicales éclatantes.




Nous croisons aussi des Banyans, ces arbres étonnants et immenses que les balinais disent sacrés. Des esprits divins y éliraient domicile. Voici le plus intouchable des arbres : Interdiction formelle de le blesser, de lui ôter une feuille ou bien sur de le couper.
Celui-ci a 6 Siècles !
Notre première escale se fait à BATUBULAN, un village charmant dont la spécialité est la confection du batik, et des étoffes selon des méthodes ancestrales.
Nous nous arrêtons pour voir la chose de plus près.
Réalisation du batik point par point avec une sorte de pipe remplie de cire d'abeille liquide.
Tisseuse à l'ouvrage. Pour cette pièce il faudra 3 jours de travail.
Mas
Un peu plus loin, suivant les conseils de notre excellent guide, nous nous arrêtons à Mas, autre village dont la spécialité est la sculpture sur bois.
Ici on sculpte des l'enfance, sans machine et de mémoire.
Et en famille.
Une très jolie maison typique de l'architecture Balinaise.
A MAS, il existe aussi une importante fabrique de masques qui serviront aux spectacles.
Tous représentent une divinité hindoue.
Le Dieu Barong
(qui symbolise le bien)
Un autre Barong

Rangda, Déesse des enfers et dévoreuse d'enfants
(masque réalisé avec du crin de cheval)
Garuda
(gentil Dieux volant, mi-lion mi-oiseau)

Autre divinité avec dents (de cochon) véritables

A la fin James se prend pour un personnage du théâtre balinais...
Toujours le long de cette route de l'artisanat, nous admirons le travail des sculpteurs de pierre.
Des centaines de leurs oeuvres bordent la chaussée.



Enfin, un peu avant UBUD, nous nous arrêtons pour la visite d'une maison traditionnelle.
Dans la tradition balinaise, la maison est en fait assimilée à un corps humain, chaque pièce est séparée des autres, comme des constructions indépendantes situées sur un même terrain.

Le temple privé représente la tête de la maison
Avec ses trois tours qui incarnent Brahma, Vishnu et Shiva.
La cuisine : le ventre de la maison.
Les chambres : les bras de la maison.
En voici une standard séparée de l'extérieur par un simple rideau.
Et une plus spéciale, c'est la chambre des jeunes mariés.
Construite en dur, vous remarquerez que les vitres sont des miroirs.
On ne peut pas voir à l'intérieur et c'est fait exprès, pour protéger l'intimité du couple.

Devant le perron de cette chambre, on trouve deux pierres à gauche, et à droite avec du riz dessus.
Mais pourquoi faire ?
Réponse : pour nourrir le placenta du futur bébé !
Pierre de gauche si c'est une fille, pierre de droite si c'est un garçon.
Pragmatiques, les balinais.
Ubud
On nous avait dit Ubud, C'est beau. Non ce n'est pas beau, c'est GRANDIOSE !
Ubud est réellement bénie des Dieux.
Dès qu'on y pénètre, on entre dans une espèce de jardin d'éden pour les amoureux de l'art sous toutes ses formes (galeries de peinture tous les 10 mètres, joailliers sur argent, sculpteurs, arts décoratifs et vêtements). 
La musique nous berce partout, les effluves d'encens aussi. Les offrandes s'y multiplient plus que partout ailleurs, et rivalisent de beauté.
Il règne dans ses ruelles charmantes un climat très particulier fait de spiritualité, de douceur et d'esthétique.
Ubud est à Bali ce que Kyoto est au Japon, ou Florence (à une autre échelle), à L'Italie.
Nous nous installons dans notre hôtel coup de coeur numéro 1, le Nick's Pension à 10 mns du centre ville. 10 E pour 2, petit- dejeuners inclus. Notre bungalow donne sur une rizière. Il y a un jardin tropical et une piscine.
Les pachas dans leur nid



La vue de la terrasse

Le bassin
Et au fond de la propriété, un bout de jungle tropicale que traverse une rivière.
C'est le raccourci qui permet d'être au centre ville en 10 mns.
Avec des arbres tellement grands que je n'arrive pas à les cadrer...
couleurs naturelles garanties.

Le lendemain, après un petit déjeuner consistant : salade de fruits, café, toasts aux oeufs et crêpes à la banane et noix de coco...
Nous voila partis pour la visite du centre et ses monuments.
Le Palais Royal et le Puri Saren Agung
Un domaine encore habité par toute la famille du Roi d'Ubud.

La porte est bien gardée.
Et quelle porte...




Tout près le temple privé de l'illustre famille :
Le Pura Marajan Agung


Et le temple de la communauté d'Ubud :
Le Pura Desa

La cour intèrieure
Et son bâtiment principal

Entre le palais royal et le Pura Desa, nous pénétrons une ruelle...
Qui sert de dépôt aux offrandes chargées de célébrer la récente crémation de la mère du Roi.
Cette crémation tout a fait exceptionnelle a eu lieu le 15 juillet 2008.
On a transporté selon la coutume, le corps de la défunte dans une tour en bois... de 30 mètres de haut avant de l'enflammer.
Pour l'occasion il a fallut couper les fils électriques de la ville qui gênaient son passage.
Tout ça pour la grande Dame...




Deux semaines après leur mise en exposition, Les offrandes comestibles seront partagées entre les habitants d'Ubud.
Face aux offrandes, les Gamelans (musiciens) se relaient pour un concert publique de musique traditionnelle.



Toujours dans le coin, Le Palais des Eaux :
Le Pura Taman 
Dans l'enceinte de ce magnifique temple, se trouve un restaurant :
Le Lotus café, ou l'on dîne le soir sur un ponton qui surplombe le lac aux lotus.
Au bougies, devant le temple illuminé,un moment de grand exotisme !
(9 E/pers pour une coupe de champagne, un verre de vin et trois plats.)

Retour au Nick's pension pour une nuit paisible.
Le lendemain, nous décidons d'aller à la forêt des singes.
En chemin nous tombons sur cette sculpture rare exposee dans une gallerie.
Admirez moi ce travail...
Et des écoliers trop mignons. Et oui on va à l'École au mois d'août à Bali.
De 7 h a 15 h, du lundi au samedi inclus.
Des que je sors mon appareil, ça rameute de tous les cotés.
Ils veulent tous se voir sur l'écran de contrôle.

En arrivant à la forêt des singes, ce qui nous frappe c'est que des singes,
il y en a partout !









Malgré que tous les guides conseillent d' éviter de leur donner à manger, certains touristes les gavent de bananes et de pommes de terre dans l'espoir de faire des photos rigolotes.
Grave erreur, ils se battent et se disputent la nourriture, et peuvent aussi devenir agressifs envers les humains (si le 2 ème service n'arrive pas assez vite).
Attention aussi à tout ce qui dépasse : appareil photo, lunettes, casquette, bijoux.
Ça vole sec chez les macaques !
Il y en a un qui s'est attaqué à mon sarong (le paréo qu'on utilise à Bali pour se couvrir les jambes), il ne voulait plus le lâcher et ça a bien fait rire les autres visiteurs.
Toujours dans la forêt des singes :
Le Pura Dalem Agung
( temple de la mort)








Au fond de la forêt, une petite ballade en pleine jungle, ambiance Indiana John Assurée...
Des arbres étonnants
Des chemins sous des racines d'arbres gigantesques.
Et des habitants... surprenants.


Après la forêt des singes, nous nous arrêtons pour déjeuner au " Rendez vous doux ".
Etablissement unique à Bali, c'est un café littéraire- librairie- restaurant, situé juste en face du Pasar (le marche des arts). Quel accueil de la part de ce bon vivant de français amoureux de Bali et intarissable sur son île d'adoption !
Cuisine locale, ambiance chaleureuse et intimiste. Et possibilité de consulter de très beaux livres sur la culture balinaise et en français. Un régal.
Nous consacrons le début de l'après-midi à la visite des innombrables galeries et petits estaminets de peintres.
(Marie-Agnes quand tu liras ce carnet, ce passage t'est dédié)








A un très vieux Monsieur qui peint dans la rue et ne posséde pas de boutiques, nous achetons 2 toiles pour nous, quelques autres pour des amis.
Après avoir arpenté le marché aux arts, Le Pasar Deni (quel fouillis extraordinaire !), nous prenons le chemin du camps des éléphants tout près d'Ubud.
C'est un bel endroit.

Nous n'avons pas envie de la traditionnelle séance photo payante de nous sur le dos de ces magnifiques animaux. Mais juste les observer s'ébattre pendant qu'ils prennent leur bain est un spectacle inoubliable. Et c'est gratuit. C'est la première fois que j'en vois de si près en liberté et nous sommes fascinés par leur force tranquille et la grâce de leurs mouvements.
Un éléphant, que c'est beau !







Pour terminer la journée, nous décidons de faire une petite ballade à pieds dans les rizières d'Ubud.
Quel spectacle !

A couper le souffle.
Les yeux plein de " vert ", nous prenons le chemin de l'apéro.
Retour au centre.
Deux cocktails au Wayang café, voila de quoi terminer dignement la journée !

Les cocktails sont tellement bons que nous décidons d'y rester dîner.
Encore une très bonne adresse !
Ici on choisit sa table personnalisée (pour tous les goûts), dans un dédale de jardins tropicaux très soignés et plein de recoins !
Cadre très romantique.
Excellent rapport qualité prix. (Repas complet pour 8 E/pers)
Ce soir on ne rentre pas " pantoufler " à l'hôtel, nous allons au spectacle de danse !
Et nous rencontrons la chance qui ne nous quittera pas pas tout le long de notre séjour :
Ce soir, se joue celle que nous voulions voir, la plus gracieuse de toutes, la Legong Dance.![]()
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Accueil tout mignon : Toutes les spectatrices auront leur fleur de frangipanier à l'oreille.
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Pour le son et lumière, cliquer sur ce lien :
http://fr.youtube.com/watch?v=WEsfevRfjCI&feature=related
Et voila, une fabuleuse journée s'achève...
Retour au Nick's Pension
16 août 2008
2 EME ETAGE : D'UBUD A AHMED
AHMED
Une et multiple, Bali offre une grande diversité de paysages au voyageur. En voici une autre facette.
Ahmed a peu de choses en commun avec le sud-ouest.
On y trouve une enfilade de villages, qui vivent modestement de la pêche et de la récolte traditionnelle du sel.
Voici comment on le récolte : on laisse s'évaporer l'eau de mer dans des troncs d'arbres.


Quelques postes à essence aussi, très couleur locale (les mêmes que dans le reste de l'île).
Coté vie marine, il existe sans les environs,à Jemeluk un site protégé ou l'on peut admirer des coraux et une multitude de poissons à moins de 100 mètres de la plage.

Non loin d'AHMED, se situent les somptueux sites en altitude du Mont Agung et du Mont Batur.
Petit conseil aux voyageurs : arrivez avec votre guide, ça vous évitera de vous faire haranguer par les guides présents qui vous collent sérieusement le train pour vous proposer Trekkings, hôtels, restaus.
Pour le reste, ça se passe de commentaires, visez un peu.
Le Mont Agung et son volcan

Vue du Lac Batur et du volcan Agung

Vue du Mont Batur depuis le Mont Agung

Le lac Batur

17 août 2008
3 EME ETAGE : D'AHMED A LOVINA
En partant d'AHMED, notre première halte se fera à SANGSIT pour voir le Pura Dalem, un temple original qui montre des scènes de l'enfer et d'autres plutôt érotiques.

Juste avant LOVINA, nous nous arrêtons au marché de SINGARAJA, qui est la 2 ème ville de l'île.
Cette ville ne presente pas un interet touristique majeur, outre les quelques maisons de style colonial holandais que l'on y trouve, mais son marche est passionnant.
Gros plan sur les fruits
Fruit serpent
(goût et consistance de pomme verte)
Fruits de la passion
Mangues, ananas et papaye.
Bananes vertes
LOVINA
LOVINA en elle même n'est pas passionnante. Des restaurants, des hôtels, des boutiques de souvenir et pas grand chose de plus.
Si ce n'est pour ses sites de plongées assez réputés.
On peut également y voir des dauphins au large très tôt le matin (quand on a de la chance), et des hôtels, de très mauvais goût ou ces pauvres bêtes, qui finissent par mourrir de depression sous l'effet du dressage "muscle" a coup de baton sur le nez, sont retenues captives dans des piscines pour le plus grand plaisir d'une clientèle tout aussi douteuse.
QU'ON SE LE DISE, IL FAUT ABSOLUMENT BOYCOTTER CE COMMERCE IDIOT ET CRUEL !!!
On ne le dira jamais assez, un dauphin heureux, espiegle et plein de vie, est un dauphin qui vit en liberte. ![]()

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Mais ce rend incontournable LOVINA, c'est aussi la base qu'elle représente pour tous les sites qui se trouvent dans ses environs.
A LOVINA, nous étions à l'hôtel See Breeze sur la plage.
Dans un charmant bungalow tout confort avec Air Conditionné, piscine pour 25 E petit dej inclus.


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En route pour le Lac Bratan et le temple Ulun Danu posé sur l'eau.
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Chance une fois de plus, nous arrivons en même temps qu'une procession qui se rend au temple.
Les gamelans (musiciens) sont au repos.

Leurs instruments aussi.


Les hommes sont en blanc. Couleur qu'on revêt pour aller au temple.
Et l'on porte l'Uden (le bandeau sur la tête qui signifie : mon esprit appartient aux Dieux)

Après le Bratan, les lacs jumeaux de Buyan et Tambligan




Repas au milieu des rizières
Et retour à Lovina pour une après-midi plage.

Le soir, sur les conseils d'une touriste française, nous allons dîner au Jasmine, un restaurant thaïlandais.
Service raffiné et cuisine divine. (7 E/pers)
Jus d'avocat, toasts de crevette à l'ail et au sésame.
Salade de poulet au lait de noix de coco sur fleur de bananier.

Glace maison à la noix de coco et au lemon grass pilé.
Retour au See Breeze.
Le lendemain en ouvrant la porte du bungalow, je trouve cette petite chose sur notre terrasse.

Tout minus, il tient à peine sur ses pattes et n'a pas encore ouvert les yeux.
Probablement tombé du nid.
Avec deux mamies touristes nous partons à la recherche du nid, qu'evidemment nous ne trouvons pas.
On tente de lui donner de la banane écrasée dans du lait, de l'eau. Rien à faire.
Il se met a piailler faiblement et n'avale rien.
Mais qu'allons nous faire de ce mini piaf !
Je tape la causette aux serveurs du bar pour leur exposer mon problème. L'un d'entre eux a un oncle qui connaît et possède plein d'oiseaux.
Il restera dans la bannette des factures toute la journée et le soir il l'emmènera dans son foyer d'adoption.
Ouf, on peut vaquer à nos occupations.
Nous partons avec notre guide pour la chute de Gitgit.
Avant d'y parvenir il faut emprunter un chemin sinueux et très odorant, ou les locaux font sécher tout ce qui pousse dans le coin.


du vanillier.
Des clous de girofle


du giroflier.
des piments.

du café.

Nous arrivons (enfin) à la chute de Gitgit.
Peu de gens tentent la trempette, l'eau est glacée.
Toujours dans les environs de LOVINA
à AIR PANAS BANJAR, nous découvrons les sources chaudes.
Dans 3 bassins de pierre sculptées.
Il y a aussi un vestiaire, des douches et un restaurant.
Dans le premier, l'eau est VRAIMENT chaude.
Pour finir la journée nous allons visiter le seul temple bouddhiste de Bali.
Son entrée

Sa cour intérieure

Son Bouddha

Dans son jardin


Retour au See Breze et re-repas au Jasmine, c'était trop bon.
18 août 2008
4 EME ETAGE : DE LOVINA A SEMINYAK
Nous voila parti pour la paumance totale du Nord-est, qui borde la côte de LOVINA à PEMUTERAN.
Et en Bemo s'il vous plaît (le bus local).

Bon côté confort c'est pas l'Orient-express.
Imaginez un gros moteur de mobylette sur-gonflé (le même bruit) qui propulse une boite métallique aux parois mal jointées, et vous aurez une idée du tableau.
A côté de nous s'entassent pêle-mêle des paquets, des enfants, des poules en cage et des bidons d'essence (au cas ou on tomberait en panne).

Le conducteur conduit pied au plancher pour dépasser le 30 à l'heure et nos sièges nous servent de trampolines quand on passe sur des cahots.
Bref on rigole bien.
Mais bon, vu le coût du trajet, (0.50 E), on va pas faire les chichiteux.
(A ce sujet, que les futurs voyageurs se rassurent, le Bemo c'est pas confortable mais c'est sur.
Leurs conducteurs connaissent les routes comme leur poches et savent éviter les dangers mieux que personne).
Après 2 h 30 de route pour faire 35 kms, nous nous extirpons du char à secousses pour débarquer à PEMATURAN.
PEMATURAN
PEMATURAN, c'est le grand calme, le point de chute oublié de la carte touristique. Ici pas de racolage, pas de jolies boutiques, et pas d'embarras du choix pour les restaus.
Le paysage beaucoup plus aride est constitué de montagnes volcaniques toutes pelées.

La population pour la plupart, vit dans ce qui ressemble de très près à des taudis, à quelques mètres des quelques hôtels inabordables (pour nous) à 150 Dollars la nuit, qui on se demande bien pourquoi, se sont installés la.
Nous nous installons, après de longues recherches, dans un hôtel qui correspond à notre budget, le
Segara Bukit (merci le guide que nous avons appelé à la rescousse) sur la plage pour 10 E la nuit, petits dej inclus.
La chambre est simple mais très propre et le personnel est charmant.
La piscine au ras de la mer est la plus belle que nous aurons connu à Bali.

Trempette du matin, pas chagrin.
Le sable de la plage est foncé.
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Très foncé. Surtout quant il est mouillé.
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Coucher de soleil sur plage d'ébène.
Et les vagues, c'est pas de la gnognotte !
Sur la plage, nous rencontrons beaucoup d'enfants.


Et une chose me frappe. Ils ne vont pas à l'école.
Quand je leur pose la question Pourquoi ? comme à Ahmed et Lovina, toujours la même réponse.
Pas assez d'argent pour payer les chaussures et l'uniforme. L'école publique est gratuite à Bali mais il faut payer la tenue. Et entre manger ou s'instruire, le choix est vite fait car dans ces familles on a pas l'argent pour les deux.
Pour la plupart à 10, 12, 14 ans, ils sont complètement analphabètes.
Que deviendront ces enfants dans quelques années quant ils ne pourront pas lire ni rédiger un courrier, et juste signer avec une croix ?
Bien sur je ne vais pas, pour laver ma conscience, leur payer 2 ou 3 paires de mocassins, que peut- être s'impresseraient-ils de vendre. Et ce genre d'initiatives ne peut qu'encourager la mendicité. Mais je me promets de faire un don à L'association franco-balinaise Anak (www.anak.fr) qui fait un travail remarquable pour changer le sort de ces petits oubliés, qui en plus de ne pas avoir droit à l'école, n'ont souvent pas droit non plus à des soins médicaux et à une alimentation correcte.
C'est ça aussi, Bali.
De PEMATURAN, pour rejoindre le sud, nous ne prenons pas la route qui longe la côte ouest (qui est trop encombrée car c'est l'axe emprunté par les javanais qui arrivent dans l'ile), mais revenons à SERIRIT tot le matin pour redescendre par les terres.
Notre premiere halte se fera au bout de quelques heures au :
TEMPLE TAMAN AYUN



Puis un peu plus à l'ouest, et au bord de la mer :
LE TEMPLE TANATH LOT
Sur la côte ouest, se tient sa Majesté le Tanath Lot construit au 11 ème après JC.
Tanath Lot le soir

Un prêtre me bénit en me mettant du riz mâché sur le front et la gorge.

Plus au sud, à SEMINYAK, nous nous arrêtons au temple PETITENGET.
Très étendu il possède aussi des espaces verts très entretenus qui ressemblent presque à des jardins à la française avec des fleurs tropicales dessus.
LE TEMPLE PETITENGET
A SEMINYAK, nous découvrons une ville aux magasins raffinés avec des plages assez chics.
Très carte postale de grands hôtels...

Nous nous y installons pour la nuit.
19 août 2008
5 EME ETAGE : DE SEMINYAK A BENOA
Nous ne nous éternisons pas à SEMINYAK, bien que la ville soit très agréable.
Nous partons pour un autre temple de mer, l'Ulu Watu à l'extrémité sud-ouest.
Sur le sentier du temple, voici la nouvelle attraction destinée aux touristes :
Se faire photographier avec un python apprivoisé autour du cou.
Les falaises à proximité sont pas mal non plus.
Comme un petit souffle d'Ecosse ou d'Irlande.



Là aussi il y a des singes voleurs.
Celui-là a repèré des chips dans le sac de cette balinaise.


Cette belle femelle attend un heureux évènement.
Après le temple nous nous dirigeons vers Sanur et nous sommes pressés d'y être.
Grâce à notre guide, Mr Wayan-les-bons-tuyaux, on a apprit que la compétition de cerfs-volants, ainsi que le défilé traditionnel, qui ont lieu, tous deux une fois par an du 7 au 10 août finissent demain soir.
On a pas fait exprès et on tombe en plein dedans. Si c'est pas de la chance...![]()
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SANUR
Sanur est une station balnéaire calme et plutôt chic.
Peut être un chouai moins sophistiquée que Seminyak mais plus vivante.
Porteuse d'offrandes

Nous passons la soirée dans une espèce de foire expo pour touristes sur l'avenue qui mène a la plage.
Ambiance " chichi-merguez " à la balinaise.
Plusieurs restaurants y ont leurs stands, on peut y voir des danses et écouter de la musique traditionnelle.
Il y a aussi beaucoup de stands d'artisanat et de vêtements traditionnels.
Ça vous fait pas craquer vous ?

A Sanur aussi on trouve des banyans étonnants.


Le lendemain on se lève tôt et comme la compétition et le défilé ne sont prévus que pour l'après-midi, on décide d'aller visiter le Musée Le Mayeur.
Pour y arriver on longe la plage sur a peu près 1 km.


LE MUSEE LE MAYEUR
Le Musée Le Mayeur est situé sur la plage, dans la très belle maison que le peintre a habité avec sa femme balinaise Ni Pollok.

Son histoire est une belle histoire.
Originaire de Belgique et issus de famille noble, Jean Le Mayeur de Mespres peintre et fils de peintre est d'abord peintre sur les champs de bataille de la première guerre, époque ou la photographie en était à ses débuts.
Puis il voyage beaucoup. En Europe, en Inde, au Moyen-Orient, dans le pacifique et l'ocean indien.
En 1932, il débarque à Bali pour des vacances, par le moyen d'un voyagiste hollandais qui propose des destinations exotiques et proches de la nature (ce qui était plutôt rare à l'époque).
Complètement fasciné par la beauté de l'île et ses traditions, il ne quittera jamais plus Bali.
3 ans après, il rencontre Ni Pollok alors âgée de 15 ans alors qu'il en a 55.
Ancienne danseuse de Legong, elle pose d'abord beaucoup pour lui.
La voici :

Les Le Mayeur ouvraient grand leur maison à tous les visiteurs de passage.
Leur hospitalité était sans limite.
Après les repas offerts au jardin Ni Pollok dansait les seins nus pour ses invités.
(les femmes ne se couvraient pas encore la poitrine dans les années 30 à Bali).
Beaucoup achetèrent des toiles et les ramenèrent dans leurs différents pays. C'est ce qui fit la renommée internationale de Le Mayeur.
Fenêtres
murs extérieurs sculptés
Il mourut à l'âge de 78 ans. Ni Pollok avait 37 ans.
Elle ouvrit un hôtel sur place et continua à recevoir les amis du couple jusqu'à sa mort en 1985.
Quelques oeuvres de Le Mayeur 





Après cet intermède culturel (j'adore Le Mayeur), nous rappliquons ventre à terre sur la plage car nous ne voulons pas rater la compétition de cerfs-volants.
Et nous ne sommes pas les seuls. Toute la ville est la.
C'est l'évènement que les enfants attendent depuis un an.
On se trouve quand même une chaise longue aux premières loges.

Cerfs-volants à terre
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Et dans les airs...
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On va manger dans un warong ou on se régale pour O,80 E.

A 17 h le défilé commence.
Et on en prend plein les yeux.
La photo est floue, mais quand même !
après les festivités nous recherchons un restaurant et allons au Alice's qui propose a ses clients de les ramener gratuitement à leurs hôtels après le repas.
Whaou c'est la grande classe !
Cadre magnifique et service d'un 5 étoiles.
Cocktail offert et accueil du patron.
Nous prenons un des plats les plus chers, un assortiments de spécialités balinaises pour 2 a 15 E
Gargantuesque et délicieux

On se fait ramené comme convenu à notre hôtel. Demain on vient nous chercher à 6h30 pour prendre le bateau speed boat au port de Benoa, direction Gili Trawangan.
A Benoa, on prend le café et admirons le lever du soleil.

On embarque sur ce bateau pour rejoindre le speed boat en pleine mer.
20 août 2008
6 EME ETAGE : l'ILE DE GILI TRAWANGAN
La traversée Benoa-Trawangan en speed-boat n'est pas de tout repos.
Départ à 7 h 30, arrivée à 10h, évidemment c'est du rapide.
Oui mais à quel prix !
La ballade en mini bus c'était de la rigolade à coté.
J'ai passé 2h30 à avoir peur que ma voisine me vomisse dessus, et à encaisser les chocs dus à la coque qui tape violemment sur les vagues.
Enfin l'île est en vue.


Nous accostons et on nous porte nos bagages pendant que nous arrivons sur la plage les pieds dans l'eau.

Nous prenons le seul moyen de locomotion de l'île (avec le vélo)
La carriole à cheval qui nous emmène à notre hôtel.
Vue de l'intérieur 
Ces chevaux, de petite taille et puissants, sont utilisés pour le transport des gens et des marchandises qui arrivent sur l'île.

Sitôt installés nous faisons un tour de repérage des lieux.
Nous savons que Gili Trawangan, 4 Kms sur 3, 1800 Habitants est une petite île réputée idéale pour ses plages, le snorkeling, la plongée et faire la fête !
En fait il n'y a qu'une petite partie de l'île qui soit habitée, sur la côte Est : un village assez pauvre s'étend derrière un port et un front de mer ou se trouve la majorité des hôtels et restaurants.
Toute l'animation se concentre le long de cette portion de côte.
Nous avons lu aussi des témoignages qui signalent cette île comme étant très sale.
Il semblerait que ce problème est été résolu par les locaux (et nous comprendront comment le lendemain matin). Toujours est il que cette île nous apparaît délicieuse et très propre au premier abord.
Jugez plutôt


Pas une trace de poubelles ou de déchets auxquels ont fait allusion certains voyageurs.


Nous prenons un cocktail sur le port dans un restaurant tenu par un français. Nous souhaitons manger simple et local, nous lui demandons conseil. Il nous recommande chaudement
le Kikinovi.
Nous y allons.
Et cet établissement mérite un brin d'explication.
Les lieux ne sont pas engageants. Sombre et à la limite du misérable, voila une gargote qui n'a rien d'alléchant.
Si ce restaurateur (qui a l'air d'être un fin gourmet) ne nous l'avait pas conseillé, il est probable qu'on y aurait jamais mis les pieds. Et on serait passé à coté de nos meilleurs repas de cuisine locale sur les Gili (si on fait abstraction du décor).
Cette dame se lève aux aurores tous les matins pour remplir ses marmites, et vu le turn over, pas de restes, tout est frais.
Une cuillerée de ci, deux de ça, selon votre convenance et autant que vous voulez, dans un panier recouvert d'un papier étanche.
A ne pas rater : le ragoût de boeuf à la noix de coco, les haricots verts à la cardamome, les épinards au sésame, les nouilles sautées, les rouleaux feuilletés aux légumes, la soupe de citrouille au coco. Alors si d'aventure... arrêtez vous au Kikinovi !
Vous en aurez bien plus que pour votre argent (1 E le panier).
Nous continuons la ballade.
A Gili Trawangan, province de Lomboc nous sommes en terre musulmane.
Tous les matins le premier appel de prière a lieu à 5h30 de la mosquée.
Les musulmans que nous rencontrons et particulièrement les femmes qui travaillent dans les boutiques du front de mer sont chaleureuses, gaies et nous paraissent très libres.
Le soir, elles vont se baigner (toutes habillées avec leur voile sur la tête), et font du snorkeling.




Repas du soir au Scallywag, un restaurant Bio de cuisine traditionnelle anglaise.
(la même, si méconnue des français que l'on déguste en se léchant les doigts dans les pubs des petits village de campagne du Kent).
Nous sommes surpris d'y trouver autant de français, parmi les convives anglais, d'Afrique du sud, de Nouvelle-Zelande et d'Australie.
Nous enquêtons. D'abord on y trouve une rarissime carte de fromages et de vins importes, ensuite
ces touristes trouvent le restaurant tellement bon qu'ils y ont réservé leur table tous les soirs de leur séjour.
On commande un premier repas et on fait comme eux !
A ne pas rater : la possibilité de boire un cocktail somptueux sur la plage, le barbecue de mer ou on choisit son poisson (ou son homard) en fonction de l'arrivage, la salade de mâche et ses toasts de gorgonzola à la framboise et la tourte au boeuf façon grand-mère. (12 E/pers pour un repas complet et 1/2 bouteille de vin).
Ça, c'est du Mojito !

Le blue Lagoon n'est pas mal non plus.
Barbecue de mer du scallywag !


Le lendemain on se lève tôt, difficile de faire autrement entre la prière de 5h30 et les coqs de 6 H... Dans quelques heures James commencera son stage de plongée Open water. Pour l'instant il est 7 h et je prend mon expresso à la sandwicherie du français.
Le port est désert mis à part quelques pêcheurs matinaux.

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Et des employés de bars et de restaus, ainsi que quelques enfants qui ramassent tout ce qu'ils trouvent : canettes vides, mégots, emballages divers.
Voila qui explique la propreté.
Un peu plus tard, j'accompagne au centre de plongée.
J'espère que vous saisissez l'allusion sur la pancarte !
La vie marine en Indonésie est selon les experts, la plus riche au monde. Et l'explication est simple. A l'époque glacière, quand les glaciers ont commence a fondre, beaucoup d'espèces se seraient réfugiées la et elles y seraient resté.
Les Gili sont renommées pour les tortues de mer qui y sont protégées.
Depuis quelques années, les centres de plongée se sont ligué pour payer les pêcheurs locaux qui en contre partie s'engagent à pêcher en petites quantités et uniquement selon leur besoin.
Je l'accompagne sur le bateau et nage en pleine mer, pendant que lui, barbote 20 mètres en dessous.
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Quelques photos subaquatiques...


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Pour voir James " under water " et en mouvement cliquer ici :
Rencontre avec une tortue :
http://fr.youtube.comfr.youtube.com/watch?v=u4TWwJLaTWwJLa3Ts&feature=related
Rencontre avec un requin a pointe blanche :
http://fr.youtube.comfr.youtube.com/watch?v=dvIkkbfuCdvIkkbfuC7U&feature=related
L'après-midi je vais seule à la plage.
J'essaie de nager malgré le courant puissant.
Pas évident.
(Toujours pas de trace de déchets quelconques...)
Avant la vague ...
Après la vague...


Je me ballade le long de la mer et je fais quelques portraits d'enfants.





Et de chats (il y en a partout aux Gilis).
Je suis tellement frustree de ne pas pouvoir en avoir en Coree (ou ils sont consideres comme nuisibles et vivent a l'etat sauvage, que je deviens la copine de tous les matous de l'ile...



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Le soir après la plongée d'aprem de James, nous nous rendons à pieds à l'extrémité nord-est de l'île en 20 mns. Pour voir le fameux coucher de soleil dont tout le monde nous a parlé.
Ici, il n'y a qu'un seul resort, face à la mer, isolé du bruit du port et de ses restaurants , c'est le karma Kayak. La perle rare de Trawangan c'est ici.
Car il faut bien dire qu'au port ou se concentrent beaucoup d'hôtels, on a droit aux soirées bruyantes des bars qui se relaient chaque soir jusqu'à 1h, et à la première prière de la mosquée de 5h30. 
Ici pas de bruit et la mosquée étant éloignée, pas de réveils aux aurores.
Nous demandons à visiter les chambres.
Luxueuses et toutes à thème (caraibéenne, africaine, orientale et lomboc), elles sont spacieuses et décorées avec beaucoup de style.
Les deux propriétaires hollandaises ont monté cette affaire il y a juste 2 ans. Elles n'avaient pas beaucoup d'argent et ont participé elle même à la construction et à la déco intérieure et des jardins. Nous les avons vu rire et manger avec leurs employés qu'elles dirigent avec exigence mais aussi beaucoup de respect. Ce qui n'est pas toujours le cas chez les autres expats (et notamment des français avec leurs employés locaux, comme nous l'avons constaté ailleurs).
Le karma Kayak, c'est leur rêve et leur bébé, et ça se sent.
Il est déja dans le rough guide anglais.
L'une des deux proposent des ballades en kayak quand les courants le permettent. Et elles servent des aperos sangria et tapas sur la plage ou elle ont installé des coussins et des chaises longues face au coucher de soleil.
35 E/N (www.karmakayak.com)
Comme le dit à tout bout de champs, la plus sportive des deux (la prof de Kayak), avec son grand sourire de sportive de haut niveau : Enjoy !
Les jours suivants, l'emploi du temps est simple.
Plages et plongées pour James, repas du midi au Kikinovi, celui du soir au Scallywag.
C'est la séries des 5 B, on se baigne, on bronze, on se ballade, on bouffe, on boit.





On tombe parfois sur des panneaux de bars qui proposent des champignons hallucinogènes.
En Indonesie ou pour 1kg de drogue dure ou douce, on est condamné à mort, ya de quoi s'étonner.

Notre guide balinais revu après les Gilis, pense que ce sont des pièges organises par les autorités.
De temps en temps, la police ferait une descente dans ces bars et arrêteraient les consommateurs.
Enfin de toute façon on avait pas envie d'essayer et pour s'envoyer en l'air nous, on préfère la carte des vins du Scallywag.
On a aussi vu le haricot vert local, qu'on retrouve dans certains pays d'Asie du sud.

Et beaucoup de geckos, comme à Bali.
Ces gros lézards inoffensifs, qui de temps en temps, poussent des Eh !-Ho ! tonitruants.

22 août 2008
7 EME ETAGE : L'ILE DE GILI MENO
Gili Meno est la plus petite et la moins habitée des Gili. 300 habitants au total.
Elle est située entre Gili Trawangan et Gili Air au large de Lomboc.
Comme le dit le Lonely Planet, il n'est pas difficile de s'y prendre pour Robinson Crusoe et Vendredi.
De plus elle possède un avantage majeur par rapport à ses deux voisines, les plus belles plages sont ici.
Pour y accéder de Gili Trawangan, il y a tous les jours un bateau qui fait l'aller à 9h30, et le retour à 15 h. La traversée dure 10 mns.

On peut aussi louer les services d'un local qui peut vous emmener et vous ramener sur l'île aux heures de votre choix.
Voici comment on décharge les marchandises qui arrivent.
En arrivant nous décidons d'aller visiter le parc aux oiseaux.

Un varan de Komodo et un crocodile sont également visibles.
Ainsi qu'un taureau dans le champs d'à cote...
(évidemment ce jour la j'étais en rouge et
Il m'a regarde d'un sale oeil).
Après la visite nous allons à la plage...



Nous apprenons par une affiche qu'aujourd'hui a lieu un lâcher de tortues de mer.
Un seul jour dans cette île et on tombe dessus.
C'est le projet fou d'un habitant de l'île, Boulong qui va à la chasse aux oeufs sur la plage et pouponne les bébés jusqu'à l'âge de 8 mois dans des baignoires.
A 8 mois il les relâche au cours d'une cérémonie. Elles sont suffisamment grandes pour se défendrent des prédateurs.

Évidemment nourrir (de poisson frais), ces centaines de bébés ça coûte des sous.
Et beaucoup le disent carrément zinzin, car certains jours il se prive lui même pour les nourrir.
C'est pourquoi, il a lance l'adoption !
Simple et efficace.
On donne 100 000 rupiahs (7 E), puis on va choisir la demoiselle tortue de son choix dans la baignoire.
On reçoit de l'eau minérale et des pâtisseries de fabrication locale (les amis de la famille Bolong).
Puis on donne un nom à la rejetone.
Enfin on l'amène sur la plage pour qu'elle puisse rejoindre la mer.
Le plus drôle c'est qu'elles n'ont pas toutes envie d'aller dans cette eau bizarre qui bouge tout le temps.
Mais elles y vont quand même.
Je vous présente notre bébé : Melle Capitaine Blake.
Les enfants ouvrent les paris sur celles qui arriveront les premières à l'eau.
Ils les encouragent en sautant sur place et en criant !
Melle Blake, comme la plupart de ses copines hésite, ralentit et rechigne.
James a alors l'idée de lui mouiller délicatement les pattes pour la stimuler.
Effet immédiat ! Des le premier contact, elle se transforme en moteur V8, il essaiera de la suivre avec son masque de plongée. Mais il ne la suivra pas plus loin qu'a une dizaine de mètres, elle fuse comme une dératée vers la liberté pendant que des musiciens jouent des airs de country.
Avant de quitter l'île nous admirons un effet décoratif sur un buisson.
A base de coquilles d'oeufs.
Sur le bateau du retour, nous nous disons un peu attendris, que peut être un jour, croiserons nous Captain Blake, devenue une belle dame de 50 kgs.

































































































